Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /2009 22:16

Mike : Bonjour Paul

Les événements de l'actualité récente continuent à se télescoper dans les dialogues de Paul et Mike.



Paul : Salut Mike.

 

Mike : Dis donc Paul, c’est quoi cette histoire ? J’ai entendu à la radio que tu avais oublié de poser ton avion.

 

Paul : Oui, c’est drôle, j’ai oublié d’atterrir ! Faut dire qu’avec le copilote on avait coupé la radio et débranché les instruments. On s’est fait un café et on a discuté durant 3 plombes. Ils pouvaient toujours nous appeler, les contrôleurs aériens !

 

Mike : Mais enfin ce n’est pas possible, vous parliez de quoi avec le copilote ?

 

Paul : Oh, il m’expliquait que sa vie n’était pas facile. Ses problèmes avec sa femme, enfin son ex femme qui dit à tout le monde des choses désagréables sur lui. Et puis son patron qui lui a filé un job compliqué et pas très populaire. Il vient d’une compagnie aérienne concurrente, alors son nouveau Président il lui fait faire les sales boulots. Pour le tester. Mais il s’en sort bien, Eric, il est déjà copilote quand même !

 

Mike : OK. Mais de là à oublier d’atterrir !

 

Paul : On aurait pu discuter encore longtemps ! C’est les passagers, des nerveux, qui ont commencé à s’impatienter. Les policiers avaient du mal à les tenir !

 

Mike : Des policiers ?

 

Paul : Oui. Le copilote m’avait pourtant prévenu. Nos passagers étaient spéciaux et devaient être encadrés. Si j’ai bien compris on les avait sortis d’une jungle pour les ramener chez eux. Mais bizarrement ils n’avaient pas l’air content de rentrer.

 

Mike : Ca s’est terminé comment ?

 

Paul : Une hôtesse est venue nous dire qu’on avait dépassé notre destination et qu’il fallait faire demi-tour. Les passagers ont juste entendu le mot demi-tour et ils ont crié de joie. Ils croyaient que l’on retournait à la jungle !

 

Mike : Et ensuite.

 

Paul : Ben on a effectivement fait demi-tour, et une heure après nous étions à Kaboul !

Par Antoine Junqua - Publié dans : Paul et Mike polémiquent
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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /2009 12:30

Voici le premier épisode des aventures de deux amis, Paul et Mike, qui aiment la polémique.

Et quand ils se rencontrent, ils discutent sans concession de ce qui fait l’actualité.


N'hésitez pas à réagir, c'est fait pour cela !

 

Antoine Junqua

 

 

Mike : Bonjour Paul,

 

Paul : Salut Mike

 

Mike : Dis moi Paul, c’est quoi cette histoire ? Je t’ai vu hier soir à la télé, au JT de France 2, admettre que finalement  la Terre était ronde et non plate. Ca a duré 4 minutes, c’est un peu long pour convenir d’une évidence.

 

Paul : Mais pas du tout Mike. C’est le fruit d’une longue maturation. J’ai écouté les gens : s’ils sont persuadés que la Terre est ronde ! J’ai compris qu’il était inutile de les blesser et qu’il était trop tôt pour affirmer le contraire. Et puis je suis encore trop jeune, Galilée avait une longue barbe grise quand il luttait contre l’obscurantisme.

 

Mike : Alors que toi tu t’es coupé les cheveux !

 

Paul : Oui, mais plutôt en quatre ces derniers temps. Difficile d’argumenter face à des gens de mauvaise foi !

 

Mike : Tu y es allé un peu fort quand même : « La Terre est plate » !! Alors que le même jour le Président dit le contraire à des lycéens…

 

Paul : Mais moi j’y croyais. Et tous ceux qui m’entourent, enfin qui entourent Papa, y croyaient aussi. Tous me disaient que j’avais les compétences pour le dire.

 

Mike : Tu es au CNRS ?

 

Paul : Non, en 2ème ou 3ème année de droit. Je ne sais plus, c’est très relatif.

 

Mike : Bon, tu fais quoi maintenant ?

 

Paul : Maintenant je vais entrer au Grand Conseil.

 

Mike : Le Grand Conseil ?

 

Paul : Oui le Grand Conseil de ceux qui savent que la Terre est ronde mais qui réfléchissent à comment la faire passer pour plate dans quelques temps.

 

Mike : Ah ! Et si jamais ils y arrivent ?

 

Paul : Je deviendrai le chef du Grand Conseil puisque j’ai eu l’idée en premier !

 

Mike : Ouais, mais si n’importe qui peut dire n’importe quoi alors …

 

Paul : C’est peut être n’importe quoi, mais je ne suis pas n’importe qui !

Par Antoine - Publié dans : Paul et Mike polémiquent
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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /2009 22:14
Texte d'une chanson. Si quelqu'un a la musique...

La porte a claqué
Tes pas, des marteaux
Frappent l'escalier
Mon coeur en salto

Refrain

Tu m'as promis le bout du Monde
Je n'ai que ce bout immonde
D'explications
Sur la table du salon

J'ouvre les volets
Le soleil est beau
Je te vois marcher
Depuis tout là-haut

(Refrain)

Soudain j'ai sauté
Le pavé est chaud
Ma tête a cogné
Goudron dans ma peau

(Refrain)

Je n'ai pas pleuré
Mon coeur au repos
L'amour envolé
Et mes yeux sont clos

(Refrain)
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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /2009 16:19
Une réflexion me vient comme cela, en passant. Je vais encore parler de Nicolas S. Je sais c'est une fixation. Mais même quand j'essaye de ne pas y penser, je l'entends à la radio ou le vois à la TV. Difficile donc de se soigner. Ou alors s'isoler dans une île...en Guadeloupe peut-être ?

Ma réflexion donc : Notre Président, car oui je crois en la démocratie et c'est donc le mien aussi, a dit un jour : « Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s'il est important qu'il s'en approche, parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance »

Même si le curé est sympathisant de la Fraternité Saint-Pie-X ?
- Publié dans : Politique
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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /2009 23:02

Olivier Besancenot était ce matin l’invité de France Inter. J’aime bien Olivier Besancenot. Vraiment. A chaque fois qu’il parle c’est un peu de l’histoire politique des XIXème et  XXème siècle qui s’éclaire. Et puis il a des arguments très forts, qu’il assène plutôt adroitement. Avec un seul objectif : le bien du peuple.

 

Non, Olivier n’est pas que dans la protestation systématique. La preuve ; il veut même exercer le pouvoir. Mais pas dans le système actuel, je le cite ou à peu près: « Je veux prendre le pouvoir mais ne pas être pris par le pouvoir ». Il faut donc changer le système et donner le pouvoir au peuple, à tous les niveaux. Des comités du peuple dans chaque village, dans chaque département, dans chaque région, à la tête de l’Etat, à la tête de l’Europe, à la tête du Monde.  L’internationale quoi, celle qui sauvera le genre humain. Pour le bien du peuple.

 

Bien sur, Olivier Besancenot reconnait que les expériences communistes n’ont jamais donné de bons résultats. Mais, attention, ce n’est jamais la faute du communisme. Et Olivier prend deux exemples. Premier exemple : l’URSS. L’idée de base était bonne mais elle a été pervertie par le dictateur Staline. Olivier n’aime pas Staline parce qu’il a fait assassiner Trotski. Et comme Olivier est trotskiste… Bon, bien sur, Trotski n’était pas un ange non plus, mais passons. Second exemple : la commune de Paris en 1871. Le peuple de Paris se soulève, prend le pouvoir et  exalte l’idéal communiste pour construire un monde meilleur. Mais ce mouvement est tué dans l’œuf par les riches (c’est le terme employé avec gourmandise par Olivier), les méchants Versaillais. C’est trop bête d’être passé si près du Grand Soir : essayons encore une fois !

 

En fait, Olivier Besancenot trouve injuste qu’en France ce soit une minorité qui dirige le pays. Ah bon ? Je croyais que justement le pouvoir était en France élu démocratiquement avec plus de 50% des voix. Mais non. Pour Olivier la majorité ne se compte pas en nombre de voix sur bulletin de vote mais en nombre de voix…qui crient le plus fort. Ce qui permet, dans le système que Olivier propose, à une minorité (car finalement l’extrême gauche ne fait que 10% tout compris aux élections) de prendre le pouvoir. Pour le bien du peuple bien entendu. Ce qui est remarquable avec ce système c’est que la minorité dirigeante agit tellement pour le bien du peuple que rapidement elle ne prend plus la peine de lui demander son avis, au peuple. Et donc supprime les élections.

 

Olivier veut le bien du peuple. Moi aussi. Pour cela il souhaite instaurer un régime totalitaire. Je ne sais pas s’il ira loin, mais il ira sans moi.

- Publié dans : Politique
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